Lignes blanches, gestes anciens : la mémoire des pots de pharmacie en Occitanie

Les pots de pharmacie à Montpellier : histoire, savoir-faire et transmission

Montpellier n’est pas seulement une ville universitaire : c’est un centre historique du savoir médical et pharmaceutique. Pendant des siècles, les apothicaires de la ville ont stocké plantes, poudres et remèdes dans des contenants devenus emblématiques : les pots de pharmacie en faïence blanche. Ces objets, à la fois utilitaires et décoratifs, incarnent un moment clé de l’histoire de la céramique en France — et une tradition que Casa Ceramica contribue aujourd’hui à transmettre.

Un usage fonctionnel, un style distinctif

Fabriqués à partir d’une terre cuite recouverte d’un émaillage à base d’oxyde d’étain (faïence stannifère), ces pots présentent une surface blanche, brillante, qui servait à la fois à protéger le contenu de la lumière et à valoriser l’image du savoir médical. Le décor, souvent réalisé au bleu de cobalt, portait le nom latin des préparations qu’ils contenaient.

Ce type de production s’est développé dans plusieurs grands centres de faïence du sud de la France (Moustiers, Marseille, Narbonne…), ainsi qu’en Catalogne et en Aragon, d’où proviennent de nombreuses influences techniques et esthétiques. À Montpellier, ces pots étaient utilisés dans les officines, mais aussi dans les hôpitaux et universités médicales.

Le blanc avant la porcelaine : une quête européenne

Avant que la France ne maîtrise la fabrication de la porcelaine, les céramistes européens cherchaient à imiter la blancheur des pièces chinoises – symboles d’élégance et de rareté depuis le Moyen Âge. Faute de recettes, ils développent des alternatives : la faïence stannifère, notamment, à base d’oxyde d’étain, qui donne à la terre cuite un émail blanc opaque. C’est cette technique qui sera utilisée pour les pots de pharmacie dans tout le sud de la France, notamment à Montpellier.

Mais l’histoire bascule en 1708 à Meissen, en Saxe. Le prince électeur Auguste le Fort charge un jeune alchimiste, Johann Friedrich Böttger, de découvrir la formule de l’or. C’est au cours de ses expérimentations que Böttger, assisté du savant Ehrenfried Walther von Tschirnhaus, identifie par hasard un ingrédient essentiel à la porcelaine chinoise : le kaolin, alors appelé « cao luong », retrouvé dans la poudre des perruques.

Cette découverte lance la première production européenne de porcelaine dure. Elle ne se fera pas en France, mais en Allemagne – et marquera le début d’une course continentale à la maîtrise de ce matériau prestigieux.

Une autre voie en France et en Occitanie

En parallèle, les centres de production français, notamment en Provence et en Occitanie, poursuivent leur propre tradition : une céramique tournée, émaillée, décorée selon des logiques utilitaires et régionales. À Montpellier, la présence d’apothicaires, de médecins et d’universités a créé une demande constante pour des pots fiables, résistants, identifiables – produits à la main dans des ateliers locaux ou catalans, avec des gestes précis et des savoirs bien transmis.

Chez Casa Ceramica, nous valorisons cette voie méridionale du savoir-faire. Pas une copie de la Chine ou de Meissen, mais une tradition autonome, intelligente, fondée sur la qualité du tournage, la maîtrise des formes, et une esthétique sobre et efficace.

Ce que nous transmettons à Casa Ceramica

Chez Casa Ceramica, nous intégrons cet héritage dans notre formation professionnelle. Nos élèves apprennent à :

  • Maîtriser les gestes du tournage traditionnel, selon les méthodes françaises historiques ;
  • Travailler les formes utilitaires, comme les pots, les bouteilles, les bocaux, dans une logique de rigueur et de reproductibilité ;
  • Comprendre les logiques techniques derrière les émaux blancs, sans pour autant réduire la pratique à de la chimie ;
  • Situer leur geste dans une continuité historique et régionale, entre Occitanie, Espagne et Provence.

Notre objectif est de former des céramistes autonomes, solides techniquement, et conscients du contexte culturel dans lequel ils s’inscrivent. Le pot de pharmacie est un bon exemple de ce que nous défendons : un objet simple, mais exigeant. Un pont entre le passé et l’avenir du métier.

Inscriptions au CAP Tournage en céramique : les modalités pour la session 2026

CAP Tournage en céramique 2026 : ce qui change pour les candidats en Occitanie

La session 2026 du CAP Tournage en céramique s’annonce particulière pour les candidats basés en Occitanie. Ce diplôme d’État permet de valider des compétences artisanales en tournage et de s’ouvrir à un métier d’art. Mais cette année, les modalités d’inscription ne passent plus uniquement par la plateforme Cyclades : l’académie de Montpellier ne propose pas la spécialité et renvoie les candidats vers un autre rectorat. Voici les informations à connaître.

Inscription : un passage obligé par la Division des examens et concours

Pour la session 2026, les candidats ne trouveront plus le CAP Tournage en céramique dans la liste des spécialités proposées sur la plateforme Cyclades. La page générale de l’académie de Montpellier consacrée au CAP précise que lorsque le diplôme recherché ne figure pas dans Cyclades, il faut contacter la division des examens et concours (DEC) du rectorat pour obtenir des renseignements . Cette recommandation s’applique désormais au CAP de tournage : l’académie demande d’envoyer un courriel à Cherine.Benamghar@ac-montpellier.fr:(Mme Cherine Benamghar) pour solliciter le dossier de inscription. Ce dossier papier remplace la pré‑inscription en ligne et contient l’ensemble des pièces à fournir pour constituer le dossier de candidature.

Une fois le dossier reçu et complété, il doit être retourné par la poste, en courrier recommandé avec avis de réception, au rectorat mentionné dans les instructions. Cette étape formalise l’inscription et permet de transmettre les justificatifs de stage et de formation. Les candidats sont invités à conserver l’accusé de réception et à conserver une copie de l’ensemble des documents envoyés.

Dans l’état actuel des informations, les épreuves pour les candidats d’Occitanie devraient être regroupées au lycée professionnel Léonard de Vinci d’Antibes, établissement rattaché à l’académie de Nice, qui dispose d’un plateau technique adapté au tournage. Cette affectation n’est toutefois pas publiée sur le site du rectorat ; il est donc indispensable de confirmer le centre d’examen auprès de la DEC lors de la demande de dossier. Les convocations restent mises en ligne sur le compte Cyclades des candidats par le rectorat organisateur et sont généralement disponibles à la mi‑avril. 

Des stages obligatoires

L’arrêté du 11 septembre 2024 a renforcé l’exigence de formation en milieu professionnel pour le CAP Tournage en céramique. Tous les candidats doivent justifier d’une expérience ou de stages d’au moins 14 semaines (490 heures) . Pour les personnes qui suivent une formation continue ou une préparation à distance reconnue, cette durée est ramenée à 12 semaines (420 heures) . La période de stage doit être terminée avant les premières épreuves, programmées fin avril .
Les conventions et attestations de stage doivent être adressées au rectorat organisateur selon un calendrier strict : l’envoi des conventions signées est attendu début janvier 2026, et les attestations ou bulletins de salaire doivent parvenir à l’administration avant la mi‑mars 2026 . En cas de non‑transmission, l’inscription est annulée.

Le cas de Casa Ceramica

Casa Ceramica, centre de formation professionnelle basé à Sète, prépare ses candidats en conformité avec ces nouvelles règles. Le rectorat reconnaît la part importante des heures de pratique réalisées au sein de l’école : les élèves n’ont donc à effectuer que cinq semaines de stage en entreprise, contre les 12 ou 14 semaines exigées aux candidats libres ou à distance. Cette dérogation permet de concentrer l’essentiel du temps d’apprentissage à l’atelier, tout en justifiant l’expérience professionnelle nécessaire.

Une formation ancrée en Occitanie

Casa Ceramica accueille des élèves de toute l’Occitanie et des régions limitrophes. L’école entretient un réseau d’ateliers partenaires dans l’Hérault, l’Aude, le Gard, le Tarn, les Pyrénées‑Orientales, la Haute‑Garonne et l’Aveyron. Ces partenariats facilitent la recherche de stage et contribuent à valoriser le savoir‑faire régional en céramique.

Au programme : maîtrise du tournage, fabrication de pièces, émaillage, théorie et histoire de la céramique. Les formateurs recommandent aussi de consulter le site Digitalfire, qui propose des ressources techniques sur les émaux et les matériaux. L’équipe pédagogique veille à un accompagnement personnalisé et au respect des exigences administratives pour assurer la réussite à l’examen.

Geste, matière et mémoire : l’art du tournage en céramique au cœur de l’Occitanie

Dans un monde saturé d’écrans, de virtualités et de flux dématérialisés, revenir au geste, à la matière, au temps du corps et à la précision d’un mouvement peut sembler un acte de résistance. Pourtant, dans l’atelier de Casa Ceramica, à Sète, c’est la base d’un enseignement profondément ancré dans l’histoire de la région – et dans une compréhension fine du tournage comme art, comme science, comme culture vivante.

Le geste comme savoir

Tourner n’est pas une simple pratique manuelle : c’est une technique corporelle complexe, un langage du mouvement transmis de potier en potier, de région en région. Chaque position du coude, chaque inclinaison du bassin, chaque pression de l’index sur la paroi montante d’un cylindre participe à une mémoire silencieuse du métier. On n’apprend pas à tourner comme on apprend à dessiner. On hérite d’un savoir-faire que la main incorpore par la répétition, par l’ajustement, par l’écoute tactile.

En France, cette culture du geste artisanal est aujourd’hui menacée – fragmentée par la logique de rentabilité ou réduite à un imaginaire esthétique sans profondeur. Or, le tournage à la française, tel qu’il est enseigné chez Casa Ceramica, reste fidèle à cette précision rigoureuse, à cette élégance sans ornement, à cette école du corps. Il s’inscrit dans une tradition qui va bien au-delà du loisir créatif ou de l’expression personnelle. Il implique discipline, engagement, précision technique et humilité face à la matière.

Une science du corps et de la terre

On réduit souvent la céramique à l’art. Pourtant, c’est aussi une science. Le tournage exige une compréhension intuitive mais exacte des forces centrifuges, des centres de gravité, des résistances à la torsion, des tensions internes dans la masse d’argile. Chaque pièce montée est une leçon vivante de physique appliquée, et chaque cuisson une expérimentation de chimie des silicates.

Chez Casa Ceramica, nous transmettons aussi cette part invisible du métier : comprendre les courbes de cuisson, les compositions d’émaux, les dilatations différentielles entre engobe et tesson. Le ceramiste moderne est aussi un technicien. Il dialogue avec la matière comme le fait un physicien avec ses équations. C’est cet équilibre rare – entre sensibilité et savoir – que nous cherchons à transmettre.

Une mémoire régionale du tournage

Choisir de s’installer ici, en Occitanie, ce n’est pas anodin. La région est un berceau historique de la céramique utilitaire et médicinale. À la croisée des routes commerciales entre la Méditerranée, le nord de l’Espagne et les foires du sud de la France, les ateliers se multipliaient du Roussillon jusqu’à Albi, en passant par Narbonne, Lattes, Nîmes, ou même la Montagne Noire.

Les ateliers espagnols, notamment en Catalogne et en Aragon, ont longtemps exporté leur savoir-faire de tournage vers les centres français. Et dans les villes comme Montpellier, les poteries de pharmacie – ces grands récipients aux inscriptions cobalt sur fond blanc – témoignaient d’une maîtrise du tournage, de la glaçure et du décor typique du sud.

Casa Ceramica se veut l’héritière vivante de ces traditions, non par folklore, mais par exigence. Chaque élève qui entre à l’atelier découvre qu’il existe ici une continuité invisible entre son geste d’aujourd’hui et ceux des potiers qui l’ont précédé. Le savoir-faire local devient alors un terrain d’ancrage, de transmission et de création.

Être potier ici a du sens

Former des potiers aujourd’hui, en Occitanie, ce n’est pas réactiver un passé figé. C’est réaffirmer la valeur d’un savoir incarné, la légitimité d’un geste maîtrisé, et la nécessité de l’intelligence artisanale dans un monde trop souvent abstrait. C’est, aussi, inscrire son activité dans un territoire où la mémoire des mains est encore palpable.
Chez Casa Ceramica, nous croyons que le tournage est une école complète – pour l’esprit, pour le corps, pour la culture. Et c’est dans ce lien entre l’héritage et la recherche, entre tradition et exigence contemporaine, que notre formation prend tout son sens.

Casa Ceramica, Lattes et les formes anciennes : quand l’archéologie éclaire la céramique contemporaine

Depuis plus de vingt ans, les publications LATARA du Centre archéologique de Lattes (CETAM) documentent en détail la production céramique du sud de la France, de l’âge du Fer jusqu’à l’époque gallo-romaine. À travers ces volumes — véritables feuilles de mémoire du territoire — c’est toute une histoire des formes, des gestes et des usages qui s’écrit entre Montpellier, Lattes, Sète et la Méditerranée occidentale.

Chez Casa Ceramica, centre de formation professionnelle au tournage en céramique basé à Sète, ces archives archéologiques nourrissent quotidiennement notre pédagogie. Non pas comme une référence figée, mais comme un socle vivant, ancré dans les terres mêmes que nous façonnons.

Les typologies établies dans LATARA révèlent une intelligence de la forme profondément liée à la fonction : gobelets carénés, cruches à bec pincé, amphores vinaires, mortiers à talon, vases à panse ovoïde… Chaque ligne, chaque volume, répond à un usage précis. Ces objets utilitaires, produits en série dans les ateliers antiques de Lattara ou de la Narbonnaise, étaient pensés pour accompagner les gestes du quotidien : verser, contenir, servir, conserver, transvaser.

Ces formes, on les retrouve en filigrane dans les productions artisanales régionales, jusque dans les pièces réalisées aujourd’hui par nos apprenants. Comprendre pourquoi une lèvre est épaissie, pourquoi une anse est plate, pourquoi un pied est creux, c’est lire dans la forme une somme de décisions techniques et culturelles. C’est aussi apprendre à concevoir ses propres pièces non pas à partir d’un « style », mais à partir d’une logique d’usage — une démarche que nous valorisons dans toutes nos formations.

Les volumes de LATARA ont également l’intérêt de replacer le territoire occitan dans un vaste réseau d’échanges méditerranéens. De Lattes à Empúries, de Marseille à Aléria, les formes circulaient, s’adaptaient, se réinventaients. L’influence étrusque, grecque, puis romaine ne s’est pas imposée verticalement : elle a été digérée, réinterprétée, hybridée par des ateliers gaulois aux savoir-faire solides.

Ce métissage technique est au cœur de notre démarche. À Casa Ceramica, nous enseignons le tournage traditionnel à la main, mais aussi la lecture critique des formes anciennes, l’analyse des émaux historiques, la compréhension des terres et des cuissons utilisées dans les ateliers antiques. Le lien entre archéologie et pratique contemporaine est direct : former un céramiste, c’est aussi l’armer d’une culture du geste enracinée.

Notre école accueille aujourd’hui des apprenants venus de toute la région Occitanie — Montpellier, Nîmes, Toulouse, Béziers, Narbonne — et au-delà. Grâce à notre certification Qualiopi et à l’inscription de notre formation au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP 36337), nous participons pleinement à la redynamisation du secteur des métiers d’art et des formations en tournage céramique dans le sud.

Située à quelques kilomètres à peine du centre archéologique de Lattes, Casa Ceramica s’inscrit dans une continuité géographique et culturelle cohérente. Le passé archéologique de la région n’est pas une anecdote : c’est un levier de transmission, de création, et de formation. Les potiers d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, façonnent leur terre dans un paysage chargé de mémoire.

« Fait main » en céramique : un engagement que nous revendiquons

En tant qu’équipe enseignante et praticiens à Casa Ceramica, nous sommes régulièrement interrogés sur ce qui distingue une pièce de poterie « faite main ». Dans un marché où l’étiquette « handmade » se décline à l’infini, il est important d’expliquer clairement notre vision. Nous ne cherchons pas à juger les techniques modernes ou industrielles ; nous souhaitons simplement que les mots aient un sens et que le savoir-faire soit reconnu à sa juste valeur.

Une expression qui prête à confusion

Depuis des siècles, chaque innovation technique a soulevé des réticences. Les potiers égyptiens voyaient le tour comme un outil de productivité qui trahissait la tradition du façonnage à la plaque ; l’apparition des tours motorisés, puis du jiggering et du moulage, a suscité les mêmes débats. Aujourd’hui, c’est l’imprimante 3D ou le design paramétrique qui déplace la ligne. Beaucoup présentent des objets conçus en CAD et coulés ou extrudés comme des œuvres « faites à la main ». La réalité est plus nuancée : des recherches récentes montrent que le procédé repose sur un travail en amont (modélisation, préparation de la terre) puis sur un moule ou une machine qui détermine la forme . Un système comme CoilCAM transforme même des gestes manuels en algorithmes pour piloter une buse . De nombreux potiers qui explorent l’impression 3D soulignent que cette technique exige un apprentissage complet, de la préparation de la terre à la maîtrise du logiciel, et qu’elle ne s’improvise pas .

Ce que nous appelons « fait main »

Pour nous, une pièce est « faite main » lorsque la forme finale est directement modelée par les mains du potier. Cela ne signifie pas que la pièce sera nécessairement plus belle ou mieux réussie ; cela signifie que son volume résulte d’un geste humain maîtrisé. Trois critères nous paraissent essentiels :

  • Le façonnage direct : la masse d’argile est montée au tour ou à la plaque et mise en forme sans gabarit préexistant. La main imprime une sensibilité, et l’objet évolue au fil du processus.
  • La flexibilité de la production : un demi-centimètre de plus ou de moins se décide en un instant, sans reprogrammation ni fabrication d’un nouveau moule.
  • Un apprentissage long : acquérir la maîtrise du tournage ou du modelage demande des années de pratique. À l’inverse, les techniques de coulée ou d’impression peuvent être transmises plus rapidement, même si elles nécessitent d’autres compétences .

Ce n’est pas une hiérarchie de valeur : des pièces coulées ou imprimées peuvent être magnifiques, et nous les admirons. Mais nous tenons à ce que le terme « fait main » conserve son sens premier.

Accueillir l’innovation sans perdre le geste

Nous utilisons nous-mêmes des moules et des outils contemporains lorsque cela sert le projet : pour réaliser un prototype, pour reproduire une pièce dans un contexte pédagogique ou pour étudier un émail. Les webinaires et conférences de la Société américaine de céramique soulignent d’ailleurs la synergie entre conception numérique et moulage traditionnel . Mais nous veillons à nommer ces techniques pour ce qu’elles sont, et à rappeler qu’une forme créée par un programme informatique ou un moule est un travail moulé ou imprimé, pas un travail fait main. Des potiers expérimentant l’impression 3D témoignent que cette voie est longue et qu’elle ne supprime pas la part de compétence humaine , mais l’outil reste déterminant dans la forme finale. 

Ce que nous transmettons à Casa Ceramica

Notre formation professionnelle est structurée autour des gestes. Les élèves apprennent à centrer, monter, creuser, à comprendre la consistance de chaque terre, à ajuster un cylindre ou une anse. Nous avons choisi d’en faire notre priorité car nous pensons que c’est en maîtrisant cette base que l’on gagne ensuite la liberté d’explorer d’autres techniques. Nous abordons aussi le moulage, la coulée, l’impression 3D ou la conception numérique pour que chacun puisse comprendre les enjeux contemporains et se positionner en connaissance de cause.

Dans un contexte où l’étiquette « handmade » est parfois utilisée à tort et à travers, notre exigence est une marque de respect : respect pour les apprenants, respect pour les collectionneurs et respect pour l’histoire de notre métier. Chez Casa Ceramica, nous ne dénigrons aucune technique, mais nous revendiquons une définition claire : un pot est « fait main » lorsque la main est l’outil de façonnage, et nous continuerons à former des céramistes qui portent cette vision.


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